Le message, le code et la sémantique

Les théoriciens de la communication rencontrent des difficultés de représenter la complexité de ce domaine. En effet, il y a beaucoup de nuance dans le domaine de la communication. De plus, l’avancement technologique ajoute plus de difficultés à la distinction de ces nuances. Quelque de ses nuances sont le message, le code et la sémantique. Je vais expliquer leur importance à l’aide des théories de Jürgen Habermas, du structuralisme et de la sémiologie.

Habermas avait une vision positive de la société de masse. Selon sa vision, la société de masse dépend des relations entre les personnes. Il distingue que dans la société il y a deux espace; l’espace privée et l’espace public. L’espace privée comporte des réseaux entre les personnes pendant que l’espace public est le regroupement de ces réseaux. Alors, les théories d’Habermas posent plus d’importance sur la personne et de ses liens.

Les théories d’Habermas sont soutenues par d’autres théoriciens comme Gregory Bateson et Paul Watzlawick. Ces deux derniers ont enrichi les théories d’Habermas en ajoutant cinq axiomes (voir fin de l’entrée pour la définition) de la communication.

Les cinq axiomes sont les suivant :
1.    On ne peut pas ne pas communiquer
2.    Meta-Communication
3.    Séquences de l’interaction
4.    Aspects numériques et  analogiques de la communication
5.    La symétrie de l’interaction

En bref, les cinq axiomes disent que l’être humain est une espèce qui vie en communauté et la communication est inévitable. Les relations humaines sont aussi inévitables. Elles sont flexibles grâce aux choix d’interaction. De plus, les échanges de communication dans ces relations sont complémentaires ou même symétrique. Ceci est possible à cause des divers aspects de la communication et de la technologie.


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Entre temps, le structuralisme et la sémiologie proposent des théories où un code défini la structure social. Selon le structuralisme et la sémiologie, « c’est la sémiologie qui est une partie de la linguistique » (Boutaud, Veron 55). Le code précède donc la langue. Mais avant d’aller en détail, il faut définir le code.

Un code est composé par des  signes. Entre temps, les signes sont crées de manière arbitraire pour désigner un objet. En linguistique, « c’est l’arbitraire de signe verbal [,] qui […] ne comporte pas de rapport intrinsèque » (Piaget 69-71). Alors, il n’y a pas de lien entre le mot parlé et de l’objet qu’il signifie. Ces signes proposent des structures qui, « si inconscientes soient-elles, se traduisent […] par des normes ou règles » (Piaget 91).

Le code ne fonctionne seulement quand il a un sens établi avant d’être transmis. Un code est établi quand il y a la création de signes et ces signes sont connus par le récepteur. Selon Roland Barthe, un théoricien du structuralisme, les signes comportent quatre niveaux :
1.    la langue et la parole
2.    le signifiant et le signifié
3.    le système et le sintagme,
4.    la dénotation et la connotation.

Les quatre niveaux des signes permettent à la lecture critique des médias comme une image publicitaire. La lecture des codes peut grandement variée parce qu’ « elle dépend des différents savoirs » (Barthes 7).

L’interprétation des codes dépendent du récepteur et du contexte. Par exemple, la couleur rouge peut avoir plusieurs sens selon le contexte comme l’amour, le danger et la couleur préférée d’un ami. Il y a donc l’existence de « code culturel » (Barthes 7) où un objet peut avoir de différente signification selon la culture. Alors, le code est complètement indépendant du message et de l’émetteur.


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Malheureusement, le structuralisme et la sémiologie réduisent la communication  en code « au détriment de la signification et des processus complexes […] dans un échange social » (Boutaud 59). Il y a donc une très grande perte de la richesse des messages et de leurs sens.

La définition d’un axiome est comme suit :
« Énoncé initial d’une théorie axiomatisée, qui sert de point de départ aux démonstrations dans cette théorie. » (http://www.larousse.com/en/dictionaries/french/axiomes).
Bibliographie

Corpus de classe.

Ablali, Driss; Mitropoulou, Eléni. Sémiotique et communication: État des lieux et perspectives d’un dialogue. Paris. Presses Universitaire de Franche-Comté. 2007. 170 pages.

Barthes, Roland. Rhétorique de l’image. 1964. 9 pages.

Bateson, Gregory; Winkin, Yves. La Nouvelle communication. Paris. Edition du Seuil. 1981. 372 pages.

Boutaud, Jean-Jacques; Verón, Eliseo. Sémiotique ouverte: Itinéraires sémiotiques en communication. Paris. Lavoisier. 2007

Boutaud, Jean-Jacques. Sémiotique et communication: Du signe au sens. Montréal et Paris. L’Harmattan. 1998. 318 pages.

Les dictionnaires Larousse. La société Éditions Larousse. <http://www.larousse.com/fr/dictionnaires/francais/axiome&gt; – 1 décembre 2011

Piaget, Jean. Le structuralisme. Paris. Quadrige/Puf. 2007. 125 pages.
Images
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La communication indirecte et limitée

L’entrée précédente, j’avais analysée le modèle de Shannon-Weaver et la notion de la rétroaction. Ces approches se limitaient à la représentation de l’échange de l’information. Aucun de ces chercheurs n’était intéressé aux effets possibles des medias sur la personne.

De ce fait, Harold Lasswell ajoute cinq questions importantes dans le modèle de Shannon-Weaver. Les cinq questions Lasswell sont les suivantes :

1. Qui? – la source du message (ex : institue, firme de production, chef d’état…)

2. Dit quoi? – le contenu du message

3. Par quel moyen? – le médium du message (ex : papier, radio, oral, image…)

4. À qui? – l’audience publique

5. Avec quels effets? – le résultat de la communication

Modèle de Lasswell

(http://communicationtheory.org/lasswells-model/)

Traduction du diagramme :

Qui?     ->    Dit quoi?    ->   Par quel moyen     ->    À qui?      ->    Avec quels effets

Émetteur     Message          Medium                              Récepteur      Effets

Alors, le modèle proposé par Lasswell est linaire et simple comme celui de Shannon-Weaver. Ce qui rend le modèle de Lasswell différent est le principe qu’un message peut être crée selon un résultat préféré. En effet, Lasswell s’intéressé aux médias de masse et la propagande. Je pourrais aussi même dire; il s’intéressé aux effets directs des médias de masse sur le peuple.

Entre temps,  Paul Lazarsfeld et Elihu Katz pensent autrement que les modèles précédents. Ils proposent une théorie des effets limités et indirects des médias qui s’appel le « two-step flow of communication » (Ledun 3). Comme son nom le désigne en anglais, c’est un processus à deux étapes. Plus précisément, la théorie se repose sur les « réseaux de relations interpersonnelles » (Ledun 3).

Théorie Two-Step Flow - Lazarsfeld et Katz

(University of Twente : http://www.utwente.nl/cw/theorieenoverzicht/Levels%20of%20theories/macro/Two-Step%20Flow%20Theory.doc/)

Traduction du diagramme :

Mass media = média de masse

Opinion leader = leader d’opinion

Individuals in social contact with an opinion leader = individu qui est socialement liée à un leader d’opinion

Le diagramme, ci-haut, démontre comment, selon la théorie de Lazarsfeld et Katz, les médias de masses n’ont pas d’effets directs sur le peuple. Le message des médias est traduis puis transmis par les leaders d’opinions aux divers membres de la société. Autrement dit, la première étape est la diffusion d’un message des médias de masse; et le second est rediffusion du message des leaders d’opinion au large public. Le leader d’opinion peut varier d’une célébrité à un chef d’état.

Je trouve que les théories explorer dans cette entré apporte des questions sur le contrôle des échanges de messages et leur effet. Ceci aussi suggère que les médias ont un grand pouvoir sur l’opinion du peuple. Mais, est-ce vrai? Après tout, j’ai ma propre conscience qui interprète l’information selon mes expériences personnelles. Et vous, qu’en pensez-vous?

Bibliographie

Corpus de classe.

Junita College, « Lasswell, 1948 »,   <http://jcsites.juniata.edu/faculty/cockett/teaching/130/models/lasswell.html – 31 octobre 2011>

— « Katz & Lazarsfeld – Two Step Flow », <http://jcsites.juniata.edu/faculty/cockett/teaching/130/models/katz.html – 31 octobre 2011>

Ledun Marin (2004), « Katz et le modèle « dominant » des effets limités », COMMposite, v2004, <http://commposite.org/2004/articles/ledun2.html&gt; – 31 octobre 2011

Lee Dick, « Developing Effective Communications », University of Missouri – Extension, v1993, <http://extension.missouri.edu/p/CM109&gt; – 31 octobre 2011

Image

« Lasswell’s model », Communication Theory, v2010, <http://communicationtheory.org/lasswells-model/&gt; – 31 octobre 2011

University of Twente, « Two Step Flow Theory », v2010, <http://www.utwente.nl/cw/theorieenoverzicht/Levels%20of%20theories/macro/Two-Step%20Flow%20Theory.doc/&gt; – 31 octobre 2011


La communication et les modèles de bases

Étant donné que cette entrée de blog est ma première, j’en profite pour vous introduire brièvement au domaine de la communication.

La communication est une jeune multi-discipline qui incorpore la science, la sociologie, le business et le marketing en un domaine d’étude. Elle aussi est un phénomène très vaste et complexe que nous pratiquons quotidiennement. Nous communiquons grâce à nos actions, nos paroles et même grâce au silence. C’est notre nature comme humain. De ce fait, la communication peut être trouvée dans plusieurs domaines de travail et de la vie.

Je pourrais élaborer plus de l’histoire des communications et de son rôle, mais dans ce blog je vais plus tôt démontrer mes analyses des théories apprises en classe. En bref, les notions apprissent en classe était le model de base de la communication (celle de Shannon), et des paradigmes sous différentes approches.

Si vous avait déjà pris des cours de communication, le model linaire de Shannon ne vous paraitrez pas étrange. Mais pour ceux qui ne connaissent pas ce modèle ou qui sont curieux de ma suite d’idées, je vais vous expliquer le model.

Tout d’abord, il faut savoir que le model linaire de Shannon se centre sur l’échange de l’information d’un point à un autre de manière linaire.

Modèle de Shannon

Comme le présente le schéma ci-haut, l’information est produite par la source (l’émetteur) puis elle est transférée à une destination (au récepteur) par un canal. L’émetteur et le récepteur du model utilisent des machines, comme le téléphone, pour échanger l’information. Mais ceci ne représente pas la réalité puisque la communication n’est pas restreinte à un monologue.

Le mathématicien Norbert Wiener ajout le concept intéressant de la rétroaction dans le domaine de la communication. Autrement dit, le rôle de récepteur et d’émetteur peuvent être inversé pour créer un dialogue.

Si nous combinons le modèle de Shannon au concept de Wiener, la situation suivante est possible.

Selon les deux théories, les deux ordinateurs démontre un échange d’information. Nous pouvons observer et mesurer cet échange de l’information entre les deux ordinateurs. Ceci est un fait qui suit l’approche positiviste.

Mais il faut noter que dans ces modèles, la sémantique (le sens du message) est négligée. Malgré que ces deux ordinateurs avaient une vraie conversation, la direction et le contenue du dialogue manquaient un sens, une signification. Nous comprenant les nuances des paroles dites que les machines ne se savent pas. Par exemple l’un des ordinateurs disait qu’il était une licorne. Cette conversation d’ordinateurs devient par conséquence très comique.

Je serais curieuse de voir si la technologie du futur pourrait créer une machine avancée qui peut maitriser la communication comme un être vivant. Je ne dis pas un futur semblable aux films post-apocalyptiques où la race humaine arrive à sa fin sous le règne d’une société avancée de machines. Mais plutôt, un futur où les machines peuvent faciliter la communication entre les humains comme médiateur neutre.

Bibliographie

Bonneville,L., Grosjean, S. et Lagacé, M. Introduction aux méthodes de recherche en communication. Montréal : Les Éditions de la Chenelière, 2007. 238 pages.

Fiske, John. Introduction to Communication Studies. London: Routledge, 1990. 220 pages.

Hartley, John. Communication Cultural and Media Studies: The Key Concepts. Florence: Routledge, 2002. 277 pages.

University of Colorado at Boulder:
http://www.colorado.edu/communication/meta-discourses/theory.htm – 28 Septembre 2011

Communication Theory :
http://communicationtheory.org/definitions-of-communication/ – 28 Septembre 2011

Wilfrid Laurier University :
http://www.wlu.ca/homepage.php?grp_id=286 – 28 Septembre 2011

Monash University :
http://www.communicationstudies.com/what-is-communication – 28 Septembre 2011

Image:

University of Bielefeld – Faculty of Linguistics and Literary Studies – CLSL:
http://coral.lili.uni-bielefeld.de/Classes/Summer96/Textdesc/funslides/node7.html – 28 Septembre 2011

Vidéo :

CornellCCSL :
http://www.youtube.com/watch?v=WnzlbyTZsQY – 28 septembre 2011


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